Agriculture

Le développement de l'agriculture commerciale sera appuyé par:

  •  la mise en place de 100 à 150 fermes agricoles intégrées qui constituent des projets d’agrégation visant le positionnement du Sénégal comme exportateur majeur de fruits et légumes à haute valeur ajoutée (multiplication des exportations par 2 à 3) et les filières d’élevage (lait, aviculture, etc.) ;

  •  l’organisation des petits producteurs agricoles autour de gros opérateurs modernes, et industriels à travers le développement de mécanismes de contractualisation intégrant le financement de l’activité ;

  •  la création de trois (03) zones greniers qui constituent des corridors céréaliers visant le développement et l’intensification de bassins agricoles irrigués pour réduire de moitié le déficit de la balance commerciale sur les cultures céréalières (mil, riz et maïs) dans une optique d’autosuffisance alimentaire sur le long-terme (1 million de tonnes de riz en 2018). Ces zones doivent servir de support à l’émergence de grands acteurs structurés (notamment l’attrait d’investisseurs étrangers pour la création de « méga fermes ») et au développement de la transformation (farine de mil, riz, fonio, etc.) ;

  •  l’établissement de trois (03) pôles de transformation agroalimentaire (agropoles intégrées) pour le développement d’une agro-industrie à haute valeur ajoutée dans le domaine de la transformation des fruits et légumes, des huiles, des produits laitiers, des céréales et de l’aviculture ; et

  • la relance de la production nationale d’arachide (objectif de production de 1 million de tonnes d’ici 2017, développement de la production d’arachide de bouche et substitution de 20-30% de la consommation d’huiles importées par des huiles d’arachide produites localement) à travers le renouvellement de l’outil industriel, la structuration/mise aux normes des unités de fabrication d’huiles artisanales, les incitations au développement de nouvelles filières de transformation notamment pour capter le potentiel de l’arachide de bouche, la promotion de la consommation locale d’huile et de d’arachide de bouche.


Le développement de l’agriculture et de l’économie rurale doit être accompagné par la promotion des PME/PMI, et le soutien du secteur industriel et d’autres services marchands. En outre, la dynamique de structuration des filières productives, déjà engagées dans le cadre des grappes de croissance, devra être maintenue et renforcée, afin de tirer profit des potentialités qu’offrent ces secteurs et filières en termes de contribution à la croissance économique et à la diversification des sources de la croissance. Dans ce contexte, une intégration efficace aux marchés extérieurs garantit les chances de redéploiement de l’économie nationale à travers une meilleure structuration da la chaine agroalimentaire.

 

Le développement intégré de l'agriculture familiale se matérialisera, entre autres, par la mise en place de 150 à 200 microprojets conçus pour être exécutés au niveau local et visant à :

  1.  intensifier la production (40-50 projets) par l’augmentation de la productivité et une meilleure valorisation des exploitations existantes ;

  2.  diversifier (100-130 projets) les sources de revenus agricoles pour les agriculteurs grâce à des productions additionnelles à haute valeur ajoutée (apiculture ou plantes arômatiques par exemple) ; et

  3.  encourager la reconversion progressive (10-20 projets) des exploitants vers des productions a plus haute valeur ajoutée (cultures maraîchères ou fruitières par exemple).

 L’adhésion récente du Sénégal à la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN) contribuera à renforcer la mobilisation des financements public-privé plus importants au profit de l’agriculture et de la sécurité alimentaire en particulier.

 

Plusieurs pré requis conditionnent la réussite de la mise en place des lignes d’actions identifiées à savoir : i) la maîtrise de l’eau, ii) le renforcement de la qualité des sols, iii) la modernisation de l’outillage, iv) l’amélioration de l’accès aux intrants de qualité (semences certifiées), au foncier, aux marchés, au financement adapté, v) le développement des chaînes de valeurs, vi) l’appui technique et le conseil agricole, et vii) la structuration des filières et le renforcement des interprofessions.

Bonne Gouvernance

Les mauvaises pratiques liées à la gouvernance conduisent à l’aggravation de la pauvreté et à l’installation de la méfiance entre les citoyens et l’Etat. Fort de cet enseignement, l’Etat du Sénégal a érigé la bonne Gouvernance en priorité absolue que manifeste la mise en œuvre d’une politique ambitieuse et volontariste d’amélioration de la gestion publique, qui enregistre des résultats probants et encourageants.

A ce propos, la communauté internationale et la plupart des partenaires techniques et financiers du Sénégal ont fini de constater et de reconnaître les grandes avancées du Sénégal en matière de transparence, de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne Gouvernance en général.

Pour preuve, en 2013, l’Indice Ibrahim, qui établit un classement des performances réalisées par les 54 pays d’Afrique à travers quatre catégories de gouvernance (Sécurité et souveraineté du droit, Participation et droits de l’homme, Développement économique durable, Développement humain) classe le Sénégal à la 10ème place, soit sa plus forte progression depuis 2000. Le pays enregistre un score de 61,0 (sur 100), plus élevé que la moyenne africaine (51,6).

Le score du Sénégal s’est amélioré de 4,3 points par rapport à 2000 et prend la 3ème place parmi les 16 pays d’Afrique de l’Ouest. De plus, le dernier Forum économique mondial de Davos améliore la place du Sénégal dans son classement. Son rapport global sur la compétitivité, attribue la note de 3,7 sur 7 au Sénégal. Il fait passer le Sénégal de la 117ème à la 113ème place dans son classement, confirmant ainsi la tendance et l’orientation actuelle du Sénégal vers une meilleure gouvernance.

Les pays bénéficiant de l’aide du gouvernement américain à travers le Millenium Challenge Corporation (MCC) doivent se situer au-dessus de la médiane pour 10 critères sur les 20 retenus, avec l’obligation absolue de se situer au-dessus de la médiane pour l’indicateur « Maîtrise de la corruption », et au-dessus du seuil retenu pour l’un des indicateurs « Droits politiques » ou « Libertés civiles ».

Les résultats de cet exercice très sélectif indiquent pour le Sénégal, que tous les indicateurs retenus dans le domaine de la Bonne Gouvernance sont au-dessus de la médiane et affichent une tendance haussière. Les résultats des enquêtes de 2013, du Réseau Afro Baromètre (un réseau indépendant) révèlent que le Sénégal a fait de grands pas dans la lutte contre la corruption. Il laisse apparaître une meilleure perception de ses citoyens sur les efforts des autorités pour endiguer la corruption. En effet, 63 % des personnes interrogées, au Sénégal, soutiennent que les moyens de lutte contre la corruption sont devenus plus efficaces, avec notamment, les procédures de recouvrement des biens supposés mal acquis.


REFORMES MAJEURES EN COURS VISION ET ACTIONS PRIORITAIRES

Le Gouvernement du Sénégal est en train de mettre en œuvre de nouvelles orientations stratégiques et un nouveau plan d’action en matière de gouvernance pour la période 2013- 2017, qui lui permettront d’accroître son efficacité dans la promotion de la culture et de la pratique de bonne gouvernance. Sur le plan opérationnel, la nouvelle approche se focalise sur le renforcement de la transparence et de l’obligation de rendre compte dans la gestion des ressources publiques à différents stades (Etat central et décentralisé), et dans les secteurs stratégiques (la santé, l’éducation et la gestion des ressources naturelles).

Une attention particulière sera accordée aux institutions de contrôle budgétaire et aux systèmes de responsabilisation financière mais aussi et surtout à la planification et à la participation citoyenne. Les nouvelles orientations stratégiques en matière de Gouvernance ont été examinées et validées à travers un vaste processus de consultation impliquant les principaux acteurs de la gouvernance (Etat, secteur privé, société civile et populations) avant leur adoption.

La nouvelle vision est de faire du Sénégal, un pays disposant d’une économie plus forte, plus saine et plus juste, reposant sur des fondements solides d’intégrité, d’éthique et de transparence qui réorientent l’effort d’amélioration du cadre dans lequel les entreprises, les marchés et les pouvoirs publics doivent agir. La nouvelle stratégie d’intervention d’un coût total de 50 millions de dollars sera exécutée sur une période initiale de cinq (5) ans, qui inclut des évaluations à mi-parcours basées sur des indicateurs.

Les actions majeures de la nouvelle stratégie sont dirigées vers :

  •  le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie ;
  •  le renforcement de l’efficacité de l’Administration publique ;
  •  la promotion de l’intégrité publique, de la redevabilité et de la transparence ;
  •  le renforcement de la Gouvernance locale ; • le renforcement de la Gouvernance des secteurs stratégiques (mines, foncier, éducation, santé, etc.) ;
  •  le développement d’une communication sociale d’appropriation citoyenne de la bonne Gouvernance.

 

Une place importante est accordée au renforcement du contrôle d’Etat, avec la prochaine mise en place d’une plateforme numérique de suivi des recommandations des corps de contrôle, ainsi que la mise en œuvre d’une action d’envergure visant son optimisation. Au plan du déploiement spatial, le Ministère met en place progressivement des Cellules régionales de Gouvernance, entités collégiales de contrôle de l’action publique locale, dirigées par les Gouverneurs de région et comprenant, outre l’administration, la société civile et les élus locaux. Les Cellules régionales ont pour principales missions de porter les actions territoriales de promotion de la bonne Gouvernance, selon une démarche inclusive et participative.

Transport

MODERNISER LES INFRASTRUCTURES ET SERVICES DE TRANSPORT

Le développement des infrastructures, telles que les routes, ports et aéroports, et les moyens de transport constituent un déterminant pour stimuler les investissements privés, le désenclavement et l’intégration à l’économie, également, un levier non négligeable pour améliorer la compétitivité. Au Sénégal, les transports sont placés au cœur des stratégies de développement, avec l’élaboration de politiques sectorielles sous-tendues par des investissements importants dans les infrastructures et les services.

Malgré la hausse des ressources affectées au financement des infrastructures physiques, le coût élevé et la faible qualité des infrastructures routières et ferroviaires restent des obstacles majeurs à une meilleure compétitivité. Concernant les transports urbains, malgré les progrès réalisés avec le renouvellement du parc de bus et de minibus, les besoins demeurent encore énormes pour combler le déficit de l’offre engendré par une urbanisation galopante.

Les mauvaises performances du concessionnaire du chemin de fer DakarBamako (trésorerie défaillante, baisse de trafic, retard dans la réalisation du programme d’urgence visant la réhabilitation des voies et la modernisation du parc roulant) ont freiné les réalisations dans le secteur ferroviaire. Quant au secteur aérien les difficultés de mise en place d’une véritable compagnie nationale et la cherté de la destination Sénégal freinent l’ambition de faire du Sénégal un hub pour l’Afrique de l’Ouest.


VISION

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

Pour l’optimisation du fonctionnement de son système économique et social, notamment en ce qui concerne la mobilité des usagers, l’approvisionnement en matières premières et l’acheminement des produits finis vers les lieux de consommation, le Gouvernement du Sénégal, entend offrir un socle d’infrastructures pour stimuler l’économie sénégalaise, corriger les disparités régionales et contribuer efficacement à l’amélioration de la productivité et à la lutte contre la pauvreté.

La politique de développement des infrastructures et des services de transport s’appuie sur trois axes principaux :

  •  la poursuite du désenclavement interne et externe du pays, en harmonie avec la politique nationale d’aménagement du territoire et l’approfondissement de l’intégration régionale, en développant les infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires ;
  •  l’amélioration de la performance des services de transport de nature à contribuer de façon déterminante à la compétitivité de l’économie nationale et ;
  •  la recherche d’une viabilité plus grande du secteur pour l’avènement d’une mobilité durable des biens et des personnes les plus démunies, notamment en assurant une répartition équitable du financement des infrastructures et services de transport entre les bénéficiaires directs et indirects, en mettant en place des mécanismes de financement durable.

 

ACTIONS ET MESURES

Les mesures et actions envisagées pour le développement des infrastructures et des services de transport mettent l’accent sur :

  •  le maillage du territoire national en réseau routier, orienté vers l’émergence de pôles de développement économique ;
  •  le repositionnement du port de Dakar comme un centre sous-régional d’éclatement et de transbordement à même de satisfaire les exigences de la compétition maritime ;
  •  le développement des ports secondaires du pays à travers la mise en place des pôles portuaires ;
  •  le désenclavement des zones de production agricole par la mise en œuvre du programme de pistes rurales ;
  •  l’amélioration de la mobilité urbaine et interurbaine ainsi que le transport de marchandises par le renouvellement du parc automobile et la mise à niveau des infrastructures liées aux services de transports ;
  •  la redynamisation de l’activité ferroviaire à l’intérieur du Sénégal et sur l’axe DakarBamako, ainsi que le maillage de la zone sud (Ziguinchor-Kolda-Tambacounda) en réseau ferroviaire ;
  •  la réhabilitation des aéroports régionaux ;
  •  la diversification des services de transport aérien offerts, orientée vers les exigences sécuritaires internationales et se positionner au niveau sous régional et régional afin de tirer profit des potentialités du marché.
Protection sociale

La protection sociale demeure au centre des politiques publiques du Sénégal en matière de lutte contre la pauvreté. Elle est constituée d’un ensemble d’initiatives privées et publiques visant à réduire les risques auxquels sont exposées les populations, à investir dans leur capital humain et productif, et à améliorer leurs capacités d’autoprotection face aux chocs et à la perte de revenus menaçant leur bien-être.

 

L’amélioration des conditions socio-économiques des groupes vulnérables demeure un des enjeux majeurs de la protection sociale. L’absence de couverture sociale réduit les dispositions des ménages déjà pauvres à rompre le cycle de pauvreté et menace les autres avec un risque réel de basculement. Dès lors, il est important de souligner qu’une meilleure efficacité de la protection sociale résulterait entre autres de l’accès aux ressources et facteurs de production, de la mise en place d'une couverture maladie universelle et de l’amélioration des mécanismes de ciblage, d’information et de suivi-évaluation.

 

Le Sénégal a déployé d’importants efforts dans l’élaboration et la mise en œuvre de plusieurs instruments de politique publique en matière d’appui au dispositif de la protection sociale. La volonté politique affichée s’est traduite par l’adoption de la loi d’orientation sociale pour la prise en charge des groupes vulnérables, qui vise l’atténuation de la vulnérabilité des groupes sociaux défavorisés, et par l’adoption d’une Stratégie Nationale de Protection Sociale (SNPS).

 

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

La vision du secteur de la protection sociale est fondée sur une philosophie partagée et basée sur des valeurs séculaires qui sacralisent le travail considéré comme la première forme de liberté pour s’affranchir de la pauvreté et élèvent la solidarité au rang de paradigme solidarité dans une même finalité de développement humain global dans le respect de l’équité et l’égalité de genre. Elle vise à faire de la protection sociale et la gestion des risques des instruments privilégiés pour une accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté.

 

Cette vision s’inspire de celle d’une émergence dans un contexte de développement humain durable, bâtie sur la finalité d’une « société sénégalaise émergente dans la solidarité » et, elle-même, inscrite dans la vision à long terme de développement humain durable. Un des objectifs majeurs est de renforcer et d’étendre de manière équitable les instruments de protection sociale, y compris des filets sociaux qui aident les groupes vulnérables à mieux se protéger des chocs et prévenir des impacts négatifs et qui leur permettra de mieux contribuer à la croissance économique.

 

Le Sénégal a expérimenté cette approche avec la mise en place de plusieurs filets sociaux, en réponse à une crise conjoncturelle ou bien via des programmes à moyen terme. Une analyse de ces filets sociaux a alors été menée afin de fournir les éléments de réflexion nécessaires à leur amélioration pour une meilleure intégration dans un système de protection sociale national, homogène et complet.

 

ACTIONS ET MESURES

La politique sectorielle en matière de protection sociale des groupes vulnérables est articulée autour des lignes directrices déclinées dans le plan d’actions pour la protection sociale. Il s’agit des actions et mesures suivantes :

  •  contribuer à la réduction de la pauvreté par la mise en place d’un programme national de filets sociaux de sécurité multisectoriels ;
  •  mettre en place un registre unique des ménages vulnérables pour le ciblage des filets sociaux et programmes visant ces populations;
  •  renforcer, entre autres, les capacités éducatives, productives et techniques des ménages vulnérables.
  •  contribuer à l’autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes à travers la création d’opportunités d’emplois et l’amélioration de leurs conditions de vie ;
  •  lutter contre la féminisation de la pauvreté et réduire l’impact des chocs sur les groupes les plus vulnérables ;
  •  assurer le renforcement et l’extension de la sécurité sociale dans le secteur formel et promouvoir son extension aux travailleurs de l’économie informelle et aux ruraux ;
  •  renforcer et rationnaliser les politiques de gratuités existantes, mettre en place les cadres réglementaires et améliorer leur gouvernance ;
  •  promouvoir l’inclusion et l’insertion socio-économique des personnes handicapées à travers la mise en œuvre de programmes multisectoriels à base communautaire ;
  •  coordonner les interventions des différents acteurs du secteur de la protection sociale pour une meilleure efficience et un impact plus marqué.

 

Ces dernières années, plusieurs initiatives en matière de protection sociale des groupes vulnérables ont été déclinées à travers une panoplie de programmes. On citera notamment le Fonds de Solidarité Nationale, le Programme de réadaptation à base communautaire, le Projet d'appui à la promotion des aînés, le Programme d'alimentation scolaire, les Bourses d'étude pour les enfants vulnérables, le Programme nutrition ciblée sur l'enfant, le Projet de bons d'achat alimentaires, l’Initiative de protection sociale des enfants vulnérables, et le programme d’appui aux activités de cantines scolaires au Sénégal.

 

Depuis 2013, le Gouvernement a mis en œuvre deux programmes phares de la protection sociale. D’une part, le Programme National de Bourses de Sécurité Familiale, mené par la Délégation Générale à la Protection Sociale et la Solidarité Nationale, allouant des transferts monétaires aux ménages les plus vulnérables. Ce programme permet de cibler de manière efficace et transparente les couches les plus défavorisées, et de promouvoir leur capital humain afin qu’elles puissent tirer profit de la croissance économique.

 

L’autre programme phare est le programme de Couverture Maladie Universelle (CMU) développé par le Ministère de la Santé, et qui permettra d’assurer une protection sociale à tous les Sénégalais.

Emploi

La persistance de la pauvreté, notamment en milieu rural et périurbain, l’extrême jeunesse de la population, l’exode vers les villes, l’émigration pour motif économique, posent aujourd’hui avec acuité la problématique de l’emploi, en particulier l’emploi des jeunes. Malgré l’érection de l’Emploi en thème majeur des politiques économiques et sociales dans les années 90, la situation du chômage au Sénégal reste difficile et la plupart des difficultés identifiées demeurent encore actuelles.

Le secteur de l’emploi est essentiellement dominé par le secteur rural et le secteur informel avec près de 90% des emplois occupés.Le secteur moderne contribue pour environ 10%.

 

Au Sénégal, le taux de chômage se chiffre à 10,2% (ESPS 2011). Il touche principalement les jeunes, les femmes et les diplômés de l’enseignement supérieur à la recherche de leur premier emploi.

Le taux de chômage des jeunes (15-35 ans) serait de 13% à l’horizon 2017. L’atteinte de l’objectif de création de 300 000 emplois permet de faire passer le taux de chômage à 6% à l’horizon 2018.

 

FORCE : UNE POPULATION ESSENTIELLEMENT JEUNE

Le Sénégal, à l’instar de la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne a une population jeune qui constitue un réservoir de main d’œuvre importante pour les vingt cinq prochaines années. Le Sénégal s’est engagé dans un processus de développement de ses ressources humaines en procédant à une réforme en profondeur du système d’enseignement technique qui a démarré en 2001, et dans une politique hardie de développement de l’enseignement supérieur à partir de l’année 2013. Cette orientation permettra de mieux adapter la formation aux besoins du marché du travail et de doter le pays de suffisamment ressources humaines techniques et professionnelles compétentes pour servir de support à l’économie aux cours des vingt prochaines années.

 

Les objectifs visent les secteurs prioritaires de l’économie comme l’agriculture et l’agroindustrie, les services, le tourisme et les industries culturelles, la pêche et aquaculture et le secteur textile et habillement. La Nouvelle Politique de l’Emploi (NPE) mise également sur l’implication du secteur privé par la promotion du partenariat public-privé et l’appui à l’autoemploi.

Le Sénégal s’est engagé dans la promotion hardie de l’environnement des affaires qui a permis de faire des avancées significatives dans la promotion des investissements à destination du Sénégal.

 

REFORMES MAJEURES EN COURS

Les réformes majeures en cours sont :

  •  la construction progressive d’une politique globale de gestion du capital humain pour mieux accompagner le développement de l’économie ;
  •  le développement progressif d’un consensus national autour de la question de la gestion de la jeunesse et de l’emploi ;
  •  la mise en cohérence progressive des interventions dans le secteur de l’emploi ;
  •  la prise en compte de plus en plus marquée de l’emploi dans les politiques sectorielles ;
  •  la réforme progressive de l’environnement des affaires prenant en compte la question de la productivité des ressources humaines.

 

ACTIONS PRIORITAIRES A COURT TERME : REDUIRE LE CHOMAGE DES JEUNES

Promotion de l’emploi dans le cadrage macroéconomique des politiques publiques et des politiques sectorielles : l’objectif visé est de rendre plus lisibles et tracer les effets des décisions de politique macroéconomique sur le niveau, la structure et l’évolution de l’emploi dans l’économie (niveau de l’emploi, taux de chômage, taux de salaire, etc.) ;

Mise en place de programmes d’emploi des jeunes et des femmes : plusieurs programmes sont en train d’être mis en place pour favoriser l’insertion des jeunes et des femmes avec l’appui des partenaires techniques et financiers : le programme de promotion de l’emploi des jeunes et des femmes, le programme des domaines agricoles communautaires ;

• Conception et mise en œuvre d’une convention nationale Etat-Employeurs pour l’emploi des jeunes de troisième génération : la convention vise le renforcement de l’employabilité des jeunes à la recherche de leur premier emploi aux fins de faciliter leur intégration dans le marché du travail;

Mise en place de l’Observatoire national pour l’Emploi et les Qualifications professionnelles : l’objectif général est de satisfaire, de façon permanente et efficace, les besoins en informations sur l’emploi, les qualifications professionnelles et la formation des utilisateurs potentiels par la mise en place d'outils indispensables d’aide à la prise de décision en matière de promotion de l'emploi et une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ;

Mise en place du système de financement et d’encadrement de la création d’entreprise : pour appuyer le développement de l’esprit d’entreprise chez les jeunes et favoriser la promotion de l’emploi par le financement d’activités économiques, le Gouvernement du Sénégal a initié plusieurs programmes et mis en place plusieurs fonds ;

Mise en place, dans le Nouveau Code des Marchés publics, d’un système de préférence plus favorable à l’utilisation de la main-d’œuvre nationale : L’objectif visé est d’optimiser le niveau des créations d’emplois nationaux et de revenus du travail dans le cadre de la réalisation des commandes publiques, et de favoriser l’accès des entrepreneurs nationaux et des jeunes entrpreneurs en particulier à la commande publique ;

Mise en place de régimes fiscaux et financiers plus favorables aux branches d’activité économique et aux projets d’investissement plus créateurs d’emplois décents : l’objectif visé est d’inciter les chefs d’entreprise et les promoteurs nationaux et/ou étrangers à développer une préférence pour les investissements créateurs d’emplois durables, productifs et rémunérateurs, par le biais de mesures fiscales, financières et administratives plus incitatives ;

Mettre en place un nouveau code du travail : l’objectif visé est de mieux prendre en compte la dimension de régulation et de gestion du marché du travail dans le code du travail.

Environnement et changement climatique

Les activités économiques relevant du domaine de l’Environnement et des Ressources Naturelles (ERN) ont un apport significatif de plus en plus important dans l’économie nationale, mais également dans la réduction de la pauvreté tant en milieu urbain que rural. L’environnement et les ressources naturelles contribuent en moyenne à 1% du PIB National. Dans la dynamique de la revalorisation de la contribution de l’environnement dans le PIB National, initiée par le gouvernement, il est indispensable que les équilibres socio- écologiques soient rétablis et pérennisés.

En bref, le potentiel économique de l’environnement et des ressources naturelles du Sénégal, repose en partie sur son capital forestier. Ce dernier stabilise les systèmes de production, satisfait les besoins primaires de la population, entretient les industries de tourisme et offre des milliers d’emplois. En conséquence, toute contrainte sur la gestion de l’environnement et des ressources naturelles entraîne des problèmes économiques.

Il n’est plus envisageable de réduire la pauvreté et promouvoir la croissance économique sans tenir en compte la dimension environnementale dans les politiques publiques, en particulier le phénomène du changement climatique. Le changement climatique s’inscrit dans une vision liant étroitement les objectifs environnementaux et le développement socio- économique.

C’est pourquoi en adoptant la convention des nations unies sur les changements climatiques, le Sénégal a mis à profit le bon potentiel dont il dispose en matière d’augmentation des puits de carbone. Les stratégies mises en œuvre pour réduire la concentration de ces gaz ont porté sur des programmes de réduction de ces émissions.

Au Sénégal, il est admis que la principale source d’émissions de gaz à effet de serre est le secteur de l’énergie et aussi, le changement d’affectation des terres, dont essentiellement la déforestation. Ainsi, le Sénégal a développé une stratégie visant à promouvoir l’aménagement durable des forêts, la promotion des énergies renouvelables, la promotion de l’efficacité énergétique dans tous les secteurs dépendants de l’énergie.

Face aux risques climatiques, le Sénégal déploie une stratégie d’adaptations contre l’avancée de la mer avec l’érection d’ouvrages de protection des côtes, le développement d’une agriculture adaptée aux changements climatiques, le développement des aires marines protégées et les infrastructures d’évacuation et de valorisation des eaux d’hivernage en vue de la lutte contre les inondations récurrentes.


 

REFORMES MAJEURES EN COURS

Le Sénégal a ratifié presque toutes les conventions relatives à la protection de l’environnement et des ressources naturelles. Il a aussi développé une politique de décentralisation avec le transfert de compétences en matière de gestion des ressources naturelles et de l’environnement avec une meilleure responsabilisation des populations locales et leur implication dans les instances de prise de décision. A travers ces objectifs spécifiques, le Ministère en charge de l’Environnement, contribue à la sécurité alimentaire par la lutte contre la dégradation des terres, la lutte contre la déforestation et le déploiement des aires marines protégées. À cet effet des activités de développement agro-sylvo-pastoral et de promotion de l’investissement privé sont annuellement menées par les services du Ministère. Des modes de production et consommation durables en vue de réduire les gaz à effet de serre, et de lutter contre les effets néfastes des changements climatiques sont encouragés.

 

Le Sénégal a développé des instruments juridiques comme le code forestier, le code de l’environnement qui contribuent à une gestion rationnelle des ressources naturelles et de l’environnement et visant à mettre en place des mécanismes de réduction de la pauvreté. Ces instruments donnent une place importante à la gouvernance locale pour une meilleure implication des locaux dans la gestion des ressources naturelles.


 

ACTIONS PRIORITAIRES A COURT ET MOYEN TERMES

Le Sénégal est résolument engagé dans l’atténuation des risques des changements climatiques, avec deux vagues de projets liés à l’adaptation et à l’atténuation des effets liés aux changements climatiques dans le développement durable.

 

Pour cela, il a été envisagé la mise en œuvre de programmes renforçant l’utilisation des énergies renouvelables avec des interventions fortes prévues sur le couvert végétal. En outre, le renforcement de la résistance des communautés vulnérables aux effets des changements climatiques sera entrepris à travers des actions visant à développer et piloter un éventail de mécanismes de résistance efficaces pour la réduction de l'effet de l'érosion côtière due aux changements climatiques dans les zones vulnérables et la lutte contre les inondations récurrentes.

 

PROGRAMMES D’ATTENUATION DES EFFETS LIES AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

  •  Secteur Energie et Transport - Développement et utilisation des énergies renouvelables ;
  1.  Développement de l’efficacité énergétique dans l’industrie ;
  2.  Développement de l’efficacité énergétique dans le bâtiment ;
  3.  Amélioration de la mobilité.
  •  Secteur Ressources Naturelles et Forestières
  1.  Reboisement ;
  2.  Agroforesterie ;
  3.  Mise en défens ;
  4.  Lutte contre les feux de brousse.

 

PROGRAMMES D’ADAPTATION DANS LE COURT ET MOYEN TERMES FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

  •  Ouvrages de protections côtières : brise lame, digues ;
  •  Ouvrages d’assainissement et de drainages des eaux ;
  •  Déplacements et réinstallation des ménages ;
  •  Projet de valorisation et recyclage des eaux usées ;
  •  Lutte contre la salinisation des terres ;
  •  Développement des aménagements hydro-agricoles.
Paix et Sécurité

L’expérience des décennies passées a montré que les sociétés qui maitrisent la sécurité et la paix offrent de meilleures perspectives pour un développement économique durable que les systèmes fermés empêtrés dans des conflits. En garantissant le fonctionnement normal des institutions publiques, privées ainsi que l’existence d’une société civile libre, elles demeurent indispensables pour la participation, l’appropriation et l’internalisation ainsi que la reddition des politiques publiques.

 

À ce titre, le Sénégal reconnait que les principes et directives pour un développement soutenu doivent passer la relation entre la paix et la sécurité. Elles constituent un grand secours à la transition vers un développement soutenu, élargi et équitable.

Pays démocratique et relativement stable, le Sénégal est néanmoins de plus en plus confronté à des menaces internes et externes qui pourraient remettre en cause cette stabilité. En dehors du nombre de plus en plus important de jeunes sénégalais aux horizons professionnels limités, une urbanisation croissante, l’accès limité aux services et le déficit d’investissements dans le secteur privé qui est essentiel pour la création d’emplois, le conflit prolongé de la Casamance et la situation à sa frontière Est, figurent parmi ces menaces. En raison de ces pressions le maintien de la stabilité devient la préoccupation majeure du pays et requiert une attention et un suivi actifs.

 

En faisant revenir la paix en Casamance

Depuis plus de trois décennies, le Sénégal vit dans sa partie sud un conflit aux conséquences désastreuses pour la cohésion nationale, plus particulièrement pour l’économie nationale en général et celle de la région naturelle de la Casamance en particulier. Le dernier cessez-le feu a été signé le 30 décembre 2004. Bien que la paix fasse l’objet d’un soutien fort de la part de la majorité de la population, des factions de l’aile militaire du groupe rebelle continuent de mener une forte résistance et beaucoup d’intérêts bien établis des deux côtés du conflit subsistent encore. L’un des problèmes majeurs réside dans le manque d’interlocuteurs constants du côté de la rébellion avec qui négocier si le Gouvernement du Sénégal va mener des négociations.

 

En dépit de la recrudescence, depuis 2006, des actions des combattants sur le terrain avec l’utilisation d’un armement de plus en plus sophistiqué au cours des trois dernières années, le Gouvernement du Sénégal, actuel, continue de travailler pour promouvoir la Paix en Casamance en cherchant à renforcer la communication avec les rebelles. Beaucoup d’actions visant à promouvoir la paix sont entreprises par le biais d’intermédiations de chefs religieux ou traditionnels et de la société civile. Elles cherchent à favoriser le dialogue entre les parties en conflit et de relayer la parole des populations pour la prise en compte de leurs besoins dans tout accord de paix. Il s’agit pour l’Etat de définir, dans le cadre de la gestion du processus de paix, une stratégie visible articulée autour d’un mandat clair à l’endroit des différents intervenants impliqués dans le processus.

 

En entamant des actions préventives

La porosité des frontières, le développement des nouvelles technologies de l’information et des télécommunications favorise de nouvelles formes d’insécurité. Si la situation sécuritaire du Sénégal n’est pas encore préoccupante les crises dans certains pays limitrophes, la prolifération des Armes Légères et de Petit Calibre (ALPC) s’est accentuée dans la sousrégion, notamment depuis les événements survenus dans les pays arabes en 2011.

 

La population sénégalaise est composée en majorité de musulmans. Elle pratique une forme d’Islam tolérant et pacifique. Parallèlement au système éducatif moderne, des écoles coraniques traditionnelles « Daaras » sont fréquentées par des enfants qui constituent une part importante de la population vulnérable. Pour palier aux conséquences négatives de cette vulnérabilité, l’Etat compte mener des actions d’accompagnement et de modernisation, sans remettre en cause l’importance accordée à l’apprentissage du Coran.

En outre, les Forces Armées nationales se sont évertués à assurer leur mission régalienne de protection des populations et de leurs biens, tout en sauvegardant la libre circulation des personnes et des biens mais aussi en garantissant la poursuite des activités de développement économique et social.

Le Gouvernement s’est engagé à renforcer les moyens des Forces Armées pour accroître leur mobilité, les infrastructures et les équipements nécessaires à la sécurisation des populations locales et des projets de développement mis en œuvre dans cette région. Elles articuleront également leurs actions en adaptant leurs postures et leurs moyens de lutte contre le terrorisme transnational en développant la coopération militaire et sécuritaire avec les pays de la sous région.

 

Par ailleurs, la coopération bilatérale et multilatérale demeure essentielle face aux menaces d’ordre sécuritaire pouvant ralentir les efforts de développement économique et social du pays et de la sous-région. Il est souhaité la création d’un centre d’intelligence au service de l’Afrique de l’ouest en relation avec les pays de la sous-région, dont l’objectif est de collecter, traiter, produire, centraliser et partager avec ces pays toutes les informations d’ordre sécuritaire.

 

PAR LA CONSOLIDATION ET LE RENFORCEMENT DE L’AUTORITE DE L’ETAT

Avec une cohésion sociale à raffermir La recherche effrénée d’un renforcement de la cohésion sociale occupe une place importante dans la stratégie nationale de développement économique et sociale. Elle est définie comme l'ensemble des processus et mécanismes qui contribuent à l'équilibre d'une société et permettant aux individus, dotés de talents divers, de chances sociales différentes et mus par des passions et des intérêts contradictoires, de construire une société et de vivre une vie collective.

Le Sénégal fait face à une croissance démographique galopante dominée par des jeunes et à une migration constante des populations rurales vers les zones urbaines. La situation de précarité se développe de plus en plus en raison d’une économie insuffisamment dynamique pour absorber le nombre croissant de jeunes actifs en milieux périurbain et rural. L’évolution démographique en déphasage avec le rythme de la croissance économique a entraîné un relâchement des liens communautaires.

L’individualisme s’est substitué à la solidarité et les liens familiaux se sont distendus. Le nombre de plus en plus important de jeunes sénégalais aux horizons professionnels limités, l’urbanisation croissante, l’accès limité aux services sociaux et le déficit d’investissements dans le secteur privé qui est essentiel pour la création d’emplois figurent parmi les sources de distanciation sociales.

 

La dégradation du climat social est encore accentuée par les canaux de communication audiovisuelle, la presse écrite et la cybernétique à travers leurs productions et publications. L’État, en tant que somme des individus qui décident d’agir collectivement, fait de la lutte contre l’impunité son credo afin de redonner confiance aux populations. Ce qui fait qu’en plus des politiques sociales initiées pour apporter des solutions aux difficultés provenant de la marginalisation et l’exclusion sociale, l’État se dote de moyens pour pouvoir faire face à la montée de l’insécurité urbaine, suburbaine et rurale ainsi que la lutte contre la drogue.

De nouvelles dispositions sont prises par les autorités en termes d’augmentation d’effectifs, d’équipement, de constructions de nouvelles structures, d’installation de vidéo surveillance, de formation pour permettre aux populations de vivre davantage dans la quiétude et la paix pour l’épanouissement des talents.

 

La législation foncière est en train d’être revue

La problématique de la gestion de la propriété foncière demeure une cause déterminante de conflits inter et intra-communautaires, particulièrement dans les zones agro-pastorales. Des litiges entre agriculteurs et éleveurs restent des sources de tension dont les origines se trouvent dans la pression aux terres agricoles et pastorales.

En outre, la cession d’actifs agricoles tels que la terre sont, aujourd’hui des sources de conflits au niveau des terroirs. La crise financière a accru la valeur refuge des actifs agricoles et encouragé l’investissement foncier.

Élément catalyseur, la crise alimentaire de 2008 a poussé certains pays à limiter leurs exportations de denrées, et incité ceux qui manquent de terres agricoles à produire à l’étranger au lieu d’importer des récoltes. Qu’elles fassent intervenir des fonds souverains, des entreprises d’État ou des industriels privés, ces stratégies d’acquisition sont désormais rigoureusement planifiées. Ces cessions de terre ont suscité de grandes émotions puisque pouvant être à l’origine de violations des droits des populations, de tensions politiques, de dégradation de l’environnement, des pertes économiques pour l’investisseur et le pays en hôte en cas de planification hasardeuse et enfin peut remettre en cause la sécurité alimentaire. C’est à cet effet que les autorités ont mis en place un comité chargé de réfléchir et de proposer des réformes foncières.

Nouveaux instruments de financement de l’économie

 

  FONSIS FONGIP BNDE
SERVICES

• INVESTISSEMENTS EN FONDS PROPRES

• GESTIONS DES ACTIFS DE L’ÉTAT

• GARANTIES BANCAIRES

• BONIFICATION DE PRÊTS

• PRÊTS BANCAIRES
BÉNÉFICIAIRES

• GRANDS PROJETS DU GOUVERNEMENT

• ACTEURS PRIVÉS DES SECTEURS PRIORITAIRES ET STRATÉGIQUES

• SOCIÉTÉS PUBLIQUES

• PME

• PME

• ÉTABLISSEMENTS DE CREDIT

• SYSTÈMES FINANCIERS DECENTRALISÉS

• PME
PARTENAIRES CLÉS

• INVESTISSEURS PRIVES NATIONAUX ET ÉTRANGERS

• FONDS D’INVESTISSEMENTS

• FONDS SOUVERAINS

• ÉTAT DU SENEGAL ET INSTITUTIONS ETATIQUES

• BANQUES COMMERCIALES LOCALES

• PRIVÉS NATIONAUX

• AGENCES ET AUTRES ACTEURS DE DÉVELOPPEMENT DES PME

OBJECTIFS 2014 - 2018

• 200 MILLIARDS FCFA D’INVESTISSEMENTS EN FONDS PROPRES

 DANS DES PROJETS STRUCTURANTS AINSI QUE DANS DES PME

• 50 MILLIARDS FCFA EN GARANTIES • 75 MILLIARDS FCFA D’ENCOURS DE PRÊTS AUX PME

 

Éducation

À travers l’éducation et la formation, il s’agira d’offrir des possibilités équitables à tous les enfants, en prenant en compte les disparités sociales, régionales, de genre, et dans la répartition des infrastructures et des personnels d’encadrement. L’option du gouvernement est de mettre l’accent sur les sciences et techniques dans le cycle fondamental et dans les lycées ainsi que sur la professionnalisation des filières notamment à travers les partenariats public-privé. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création de nouveaux lycées professionnalisés spécialisés avec des filières mieux articulés aux potentialités économiques des localités.

Pour matérialiser l’option de créer « l’école de la seconde chance », des programmes de formation duale « lycées-entreprises » seront développés.

Le Plan stratégique pour l’éducation et la formation est le socle de la politique nationale en matière d’éducation et de formation qui traduit la stratégie d’Emergence avec comme objectifs : (i) d’atteindre un TBS de 50% en 2025 au niveau du préscolaire (ii) de mettre en place un cycle fondamental de 10 ans (primaire, moyen, secondaire). 239. Dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche, le Gouvernement accordera la priorité aux sciences et à la technologie, aux sciences de l’ingénieur et à la recherche appliquée afin (i) d’atteindre 50% de bacheliers scientifiques, (ii) de porter à 50% la part des effectifs de l’enseignement supérieur poursuivant une formation professionnelle, (iii) de réduire la concentration des établissements sur la côte atlantique, (iv) d’atteindre un taux de 20% à 30% d’étrangers dans les effectifs du supérieur en 2025.

 

Dans le sous-secteur de l’éducation et de la formation, les objectifs stratégiques sont :

 

  1.  mettre en place un cycle fondamental d'éducation de base de 10 ans, à travers l’appui aux structures DIPE alternatives, la formation des enseignants craie en main de l'élémentaire, le ciblage rigoureux de l'offre éducative, l’amélioration de l'environnement scolaire et des Daraas, la consolidation des bases dans les disciplines fondamentales et la dotation des élèves en manuels requis ;
  2.  améliorer la qualité des enseignements et apprentissages, par la construction, l’équipement et réhabilitation de collèges, de lycées, d’instituts et d’universités, l’amélioration de l'environnement de l'apprentissage et la réforme du dispositif de formation initiale et continue des enseignants ainsi que des curricula ;
  3.  éradiquer l'analphabétisme et promouvoir les langues nationales, avec la diversification de l'offre d'Education Non Formelle (ENF), la construction et l’équipement de structures d'ENF, la promotion des langues nationales dans l'enseignement de base et dans l'alphabétisation et la codification des langues nationales et promotion de la recherche linguistique ;
  4.  intégrer l'apprentissage dans le système de la formation professionnelle et technique, grâce à la formation par l’apprentissage dans les Daaras, au renforcement de la formation professionnelle des femmes et à la formation des maîtres d'apprentissage et des apprentis ;
  5.  promouvoir la formation professionnelle orientée vers le marché de l'emploi, à travers le développement et la décentralisation des opportunités de formation professionnelle et continue, la validation des acquis de l’expérience, la diversification des filières de formation, la construction, la réhabilitation et l’équipement de lycées et de centres de formation professionnelle et technique, la régulation des flux de la demande et l’adaptation de l'offre de formation professionnelle ;
  6.  développer une offre d’enseignement supérieur diversifié et de qualité avec des filières spécialisées prenant en compte le renforcement des formations professionnelles courtes, la création de nouveaux pôles universitaires centrés sur les potentialités des pôles économiques et la demande du secteur privé, la promotion du label « étudier au Sénégal » ;
  7.  renforcer l’utilisation des TIC dans les enseignements (interconnexion des établissements d’enseignement supérieur) ;
  8.  développer ou créer l’Université virtuelle avec des espaces numériques ouverts, la « Cité du savoir », un réseau d’Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) et des centres de recherche et d’essai dans les régions ;
  9.  valoriser les résultats de la recherche et favoriser l’accès à la technologie en mettant l’accent sur les domaines stratégiques pour le renforcement de la productivité de l’agriculture, la transformation agroalimentaire et les TIC.
  10.  développer une gouvernance efficace, efficiente et inclusive du système éducatif, par l’amélioration de l'efficacité de la dépense publique, la décentralisation et la déconcentration de la gestion des programmes éducatifs, la responsabilisation de l’encadrement, l’évaluation permanente de la qualité des enseignements à tous les niveaux, la construction et l’équipement d'inspections d'académie et départementales dans les nouvelles régions et l’ appui aux structures privées d'enseignement.
Suivi de la mise en œuvre des OMD

La période 2000-2012, passée sous revue, donne l’occasion de s’interroger sur les résultats des trois enquêtes sur les conditions de vie (2000, 2005, 2010). Les résultats ont été atteints dans un contexte marqué, à partir de 2005, par un recul des activités et une crise économique internationale.

 

OMD 1 : Lutter contre l’extrême pauvreté et la faim. D’ici à 2015, malgré une constance dans les efforts de financement, les cibles « réduction de la pauvreté et de la faim», ne pourront être atteinte en raison du cumul de retard important par rapport à la croissance économique sur la période 2000-2011.

 

OMD 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous. Le Taux Brut de Scolarisation global est passé de 67,1 % en 2000 à 82,5 % en 2005 et à 94,1% en 2012. Cette performance dans la scolarisation au primaire n’est pas corrélée au taux d’achèvement qui pose problème en termes de résultats avec 65,6% en 2012 contre 38,5% en 2000. Des progrès également enregistrés dans le taux d’alphabétisation, qui passe de 37,8% en 2001-2002 à 52,1% en 2011. L’objectif d’éducation universelle ne sera pas atteint d’ici à 2015, quels que soient les efforts qui seront faits en 2014 et 2015, du fait du retard enregistré dans le taux d’achèvement.

 

Concernant l’objectif « Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes »,OMD 3, des efforts considérables ont été consentis pour promouvoir le genre, mais l’autonomisation des femmes restera hypothéquée par leur faible participation dans l’appareil productif. 

 

OMD 4 : « Réduire la mortalité infantile et post infantile » à deux tiers du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans (en le ramenant à 44 pour 1000 naissances vivantes). Bien que des résultats probants soient enregistrés dans ce domaine, le Sénégal a encore de faibles chances d’atteindre les cibles de taux de mortalité des moins de 5 ans (44 pour mille) en 2015, à moins de doubler les efforts des dix dernières années.

 

OMD 5 « Améliorer la santé maternelle » avec la réduction de la mortalité maternelle à 127 décès pour 100 000 naissances vivantes. La réduction étant trop lente, il faudra attendre 2021 pour atteindre cette cible en doublant les efforts.

 

OMD 6 : Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies. Si la santé de la mère et de l’enfant est le « ventre mou » de ces objectifs, c’est qu’elle porte en elle les contreperformances des autres secteurs : comportements à risque conditionnés par l’éducation, le niveau de vie dépendant de la croissance, les infrastructures d’accès aux services sanitaires, la formation des personnels. Grâce aux interventions massives sur les grandes endémies (paludisme, sida, tuberculose), leur prévalence est en net recul. Le Sénégal est sur une bonne trajectoire pour atteindre les cibles qui ont été fixées, sous réserve de maintenir au moins le rythme.

 

OMD 7 : Assurer un environnement durable, l’accès des populations à l’eau potable et à des systèmes d4Assainissement améliorés. Si les tendances actuelles se maintiennent, l’objectif d’accès à l’eau pour 100% des populations urbaines et 82 % des populations rurales pourrait être atteint en 2015. Par rapport à l’assainissement, les performances sont jugées faibles aussi bien en milieu urbain que rural. L’atteinte de cette cible reste hors de portée pour le Sénégal.

 

OMD 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement. L’aide au développement représente moins de 10% du revenu national brut. L’aide publique au développement est à 0,31% du revenu national des pays développés, soit bien en deçà de l’objectif de 0,7%. Malgré tout, les IDE se sont améliorés dans la seconde partie de la décennie en faveur des investissements dans les secteurs des télécommunications, des mines et de la finance.

  • Le Plan Sénégal Émergent
  • Le Plan d’Actions Prioritaires

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